La Société de transport de Montréal (STM) renouvèlera le quart de son parc d’autobus d’ici 2021. Près de 500 véhicules en fin de vie utile devraient être recyclés.

La STM a donc l’intention de maintenir à 1837 le nombre d’autobus en fonction. L'an prochain, 100 nouveaux autobus hybrides viendront en renfort.

Montréal, Québec — 6 décembre, 2017 — Valérie Plante, mairesse de Montréal, a promis en campagne électorale d’ajouter 300 autobus, la STM planifie aussi la mise au rancart de centaines d’autobus d’ici 2021.

Selon un « appel d’intérêt » publié en octobre, près de 500 autobus sortiront des garages. C’est 10 fois plus que les 44 autobus dont s’est débarrassée la STM depuis 2014.

Le porte-parole de la STM, Philippe Déry, qualifie de « normale » cette variation. Le nombre d’autobus mis au rancart « fluctue d’une année à l’autre, selon l’âge moyen des véhicules et leur kilométrage », précise-t-il.

Le gouvernement provincial finance en partie le renouvèlement des autobus après 16 ans d’utilisation. « Tous les bus remisés seront remplacés », assure M. Déry.

La STM a donc l’intention de maintenir à 1837 le nombre d’autobus en fonction. L’an prochain, 100 nouveaux autobus hybrides viendront en renfort.

Trois recycleurs intéressés

Ces autobus seront recyclés, à en croire l’intérêt qu’ont manifesté trois entreprises spécialisées en recyclage de véhicules.

En plus des 490 autobus montréalais, la STM est chargée de vendre les autobus de sept autres sociétés de transport du Québec. En tout, près de 1000 autobus sont mis aux enchères.

À la Société de transport de Laval, le chef à l’administration et à la planification d’entreprise, Jean-Lys Carrière, contredit cette estimation. Plus tôt cette année, « on a obtenu entre 3000 $ et 4000 $ par véhicule », souligne M. Carrière. Les trois firmes de recyclage en lice – American Iron & Metal Company, Groupe Lussier et Total Métal Récupération – ont confirmé vouloir acquérir plus de 950 autobus. Une transaction qui pourrait osciller entre 1 million et 4 millions de dollars.

Une deuxième vie

Par le passé, des autobus entiers étaient envoyés à l’étranger, comme à Cuba, où ils étaient réparés et remis en route. Cette fois-ci, les vieux bus de 12 tonnes devraient être taillés en pièces.

Groupe Lussier propose d’exporter les pièces mécaniques (comme le moteur et la transmission) vers des pays en voie de développement, où elles seront réutilisées.

Total Métal Récupération et American Iron & Metal Company se spécialisent plutôt dans le tri des rebuts métalliques. Tous les métaux, y compris les pièces réutilisables, seraient engloutis à la déchiqueteuse.

Pour le président de l’Association des recycleurs de pièces d’autos et de camions au Québec, Simon Matte, la revente des pièces « prolonge la vie » des vieux autobus. Il s’agirait, selon ce dernier, de l’option la plus écologique.

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